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Grand Prix Francophilie des Médias 2026 : le menu complet

Et si la gastronomie devenait le meilleur prétexte pour parler de culture, d’économie et de journalisme ?

Affiche officielle de la 7e édition du Grand Prix Francophilie des Médias (GPFM) 2026 à Yaoundé
Du 13 au 19 juillet, Yaoundé accueille la 7e édition du GPFM.

Du 13 au 19 juillet 2026, Yaoundé accueille la 7ᵉ édition du Grand Prix Francophilie des Médias (GPFM), plus connu comme la Coupe du Monde de la Presse Culturelle. Pendant une semaine, journalistes, créateurs, institutions et acteurs des Industries Culturelles et Créatives (ICC) se retrouveront autour d’un thème qui parle à tout le monde : « La gastronomie traditionnelle comme connexion des peuples ». Un thème qui ne servira pas seulement d’assaisonnement à cette édition mais d’ingrédient principal. Et puisque nous allons parler de gastronomie, autant filer la métaphore jusqu’au bout : bienvenue à la table du GPFM 2026.

Jamila Pam, fondatrice du Labo de Jami et finaliste du GPFM
Une aventure qui a commencé il y a un an, en tant que candidate.

Avant de passer à table, petite confidence

Je vais vous raconter quelque chose. L’année dernière, je ne couvrais pas le GPFM, je le vivais. J’étais candidate à la sixième édition, consacrée à l’architecture. J’y suis allée avec de la curiosité et j‘en suis repartie avec beaucoup plus que des souvenirs. Pendant une semaine, j’ai appris, observé, débattu et rencontré des journalistes qui sont devenus, pour certains, de véritables compagnons de route. Mais le plus beau cadeau que m’a laissé cette édition n’était ni un atelier, ni une conférence mais un déclic. Celui de comprendre que le journalisme culturel pouvait faire bien plus que relayer des événements. Il pouvait analyser les politiques culturelles, questionner les modèles économiques, décrypter les enjeux des Industries Culturelles et Créatives et raconter les réalités que l’on préfère souvent laisser hors champ.

Quelques mois plus tard naissait Le Labo de Jami. D’une certaine manière, ce média est aussi un enfant du GPFM. Revenir cette année a donc une saveur particulière. Je serai donc présente avec deux casquettes : finaliste de la compétition, mais aussi journaliste venue raconter cette édition avec le regard analytique qui fait l’identité du Labo de Jami. Maintenant que la confidence est faite, Passons au menu.

Le Réseau des Journalistes Culturels du Cameroun (RJ2C), organisateur du GPFM
images de l’activité cinéma de la sixième édition de la Coupe du Monde de la Presse Culturelle

Le GPFM n’est plus un simple concours

Sept ans après sa création, le Grand Prix Francophilie des Médias a changé de dimension. Ce qui n’était au départ qu’une compétition destinée aux journalistes culturels est progressivement devenu une plateforme où se rencontrent médias, institutions, diplomatie culturelle, entrepreneurs et acteurs des ICC. Sous l’impulsion du Réseau des Journalistes Culturels du Cameroun (RJ2C), présidé par G-Laurentine Assiga, le GPFM s’impose aujourd’hui comme l’un des rendez-vous majeurs du journalisme culturel francophone. Et cette évolution raconte quelque chose. Elle nous rappelle que le journalisme culturel n’est plus une rubrique secondaire destinée à annoncer des concerts ou des festivals. Les Industries Culturelles et Créatives sont aujourd’hui un secteur économique, un levier diplomatique, un outil de développement et un puissant marqueur d’identité. Les raconter demande donc bien plus qu’un agenda culturel. Elles méritent des journalistes capables d’observer, de questionner et d’analyser.

La gastronomie traditionnelle, thème central du GPFM 2026
La gastronomie traditionnelle, thème central du GPFM 2026. Derrière chaque plat se cache une mémoire, un territoire, une identité.

Quand la gastronomie devient un langage universel

À première vue, choisir la gastronomie traditionnelle comme thème peut surprendre. Pourtant, derrière chaque plat se cache une histoire, une mémoire, un territoire et une identité. En choisissant « La gastronomie traditionnelle comme connexion des peuples », le GPFM nous rappelle qu’un repas peut parfois rapprocher davantage que de longs discours. La cuisine devient alors un outil de diplomatie culturelle, de transmission et de dialogue entre les peuples. Une idée qui prendra notamment vie lors du Grand Talk Culinaire, l’une des nouveautés de cette édition.

Le Village de la Presse Culturelle, cœur battant du GPFM
Le Village de la Presse Culturelle, cœur battant du GPFM

Un menu particulièrement copieux

Le programme de cette septième édition annonce une semaine dense. Parade des Nations, Village de la Presse Culturelle, Grand Talk Culinaire, Forum économique de la Presse Culturelle, formations, Pitch des projets culturels, expositions et Nuit des Champions. Chaque activité poursuit la même ambition : montrer que la culture ne relève pas uniquement de la passion, mais aussi de l’innovation, de l’économie et de l’entrepreneuriat.

Parmi les temps forts, le Pitch des projets culturels retiendra particulièrement notre attention. Les porteurs de projets y défendront leurs idées devant un jury et d’éventuels partenaires, preuve que le GPFM continue d’accompagner les initiatives autant que les récompenser.

Fatimata Wane, présidente du jury Journalisme culturel du GPFM 2026
Fatimata Wane, présidente du jury Journalisme culturel du GPFM 2026

Un jury à la hauteur des ambitions

La présidence du jury de cette année est confiée à Fatimata Wane, figure reconnue des médias francophones. Ancienne de Canal+ et de France 24, fondatrice de l’association AAC55 en partenariat avec l’UNESCO et lauréate du Prix Mondiapress, elle apporte une expertise internationale qui confirme les ambitions grandissantes du GPFM. Son regard rappelle que les productions en compétition seront jugées sur bien plus que leur qualité rédactionnelle. La rigueur, l’analyse et la compréhension des enjeux feront toute la différence.

Jamila Pam, fondatrice du Labo de Jami. entre couverture éditoriale et compétition, au GPFM 2026
Jamila Pam, fondatrice du Labo de Jami. Entre couverture éditoriale et compétition, au GPFM 2026

Deux casquettes, une seule mission

Cette semaine, je vivrai donc le GPFM avec deux casquettes. La première est celle de finaliste, la seconde est celle de journaliste. L’une espère convaincre un jury et l‘autre continuera à faire ce qu’elle aime le plus : observer, décrypter et raconter. Car au fond, c’est précisément la mission du Labo de Jami. Aller au-delà des discours officiels, poser les questions que l’on pose rarement et rappeler que derrière chaque événement culturel se cachent des femmes, des hommes, des métiers, des politiques publiques bref, toute une industrie.

Le GPFM 2026 n’est plus seulement un concours. Il est devenu un laboratoire d’idées où se réfléchit l’avenir du journalisme culturel et des Industries Culturelles et Créatives. Cette année, la gastronomie servira de fil conducteur. Mais derrière les saveurs, c’est une autre question qui sera au cœur des débats : Comment raconter la culture autrement ? Une question qui, au fond, résume parfaitement l’ambition du Labo de Jami. Du 13 au 19 juillet, nous serons sur le terrain pour vous faire vivre cette aventure. Le menu est prêt. À table.

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