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20 Mai à Mbalmayo : Petit Pays et Rigobert Song enflamment la soirée du Préfet

Le soir du 20 Mai 2026, la résidence préfectorale de Mbalmayo n’avait plus grand-chose d’une réception administrative classique. Entre artistes locaux, buffet géant, ambiance décontractée, arrivée surprise de Rigobert Song et concert de Petit Pays, la soirée a surtout donné l’impression d’une ville qui célébrait ensemble, sans barrières sociales ni lourdeur protocolaire. Et peut-être que c’est précisément ça qui a marqué les esprits.

photocall de bienvenue à la soirée organisée par le Préfet du Nyong et So'o à Mbalmayo
photocall de bienvenue à la soirée organisée par Mr  le Préfet du Nyong et So’o à Mbalmayo

En arrivant à la résidence préfectorale, une chose saute immédiatement aux yeux : il a mis le paquet. Un immense dôme de plusieurs mètres de long installé pour l’occasion, des chapiteaux dressés partout, une scénographie pensée comme pour un grand événement populaire, et au centre, un podium construit spécialement pour cette soirée. Honnêtement, c’était magnifique. Et surtout, c’était nouveau. À Mbalmayo, la réception du 20 Mai se déroule généralement après le défilé, souvent autour de la mairie et dans un cadre beaucoup plus politique, réservé principalement aux militants et sympathisants du parti au pouvoir. Cette fois, l’ambiance était différente dès le départ. Près de 1000 personnes invitées, toutes les générations, toutes les catégories sociales, toutes les communautés. Et très vite, une question commence à circuler discrètement dans les discussions. Qu’est-ce qui explique ce changement ? Est-ce la jeunesse du Préfet ? Sa fougue ? Son humilité ? Son aura ? Difficile à dire. Mais une chose est certaine : pour sa toute première Fête de l’Unité dans le Nyong et So’o, son empreinte était visible partout.

images de quelques invités à la soirée organisée par Mr le Préfet du Nyong et So'o
images de quelques invités à la soirée organisée par Mr le Préfet du Nyong et So’o

Une soirée officielle qui ressemblait à une fête de famille

Le plus surprenant finalement, c’était l’atmosphère. Parce qu’en entrant, on s’attend forcément à quelque chose de très protocolaire. Après tout, on est chez Monsieur le Préfet. Erreur. L’ambiance était presque familiale. Les invités arrivent sur leurs 31, élégants, apprêtés, mais sans rigidité. Les discussions se croisent naturellement. Les gens rient, se saluent, prennent des photos. On se serait presque cru à l’anniversaire d’un proche plutôt qu’à une réception institutionnelle.

quelques images de de la soirée de célébration de la fête de l'unité chez Mr le Préfet
quelques images de de la soirée de célébration de la fête de l’unité chez Mr le Préfet

Et surtout, la musique accueille déjà les invités. Avant même l’arrivée des autorités, ce sont les voix de Mbalmayo qui ouvrent la soirée. Et ça, symboliquement, c’est fort. Parce qu’on a donné la scène aux artistes du territoire avant tout le reste. Les musiciens locaux s’enchaînent, les performances se multiplient et, pendant ce temps, la salle continue de se remplir progressivement et l’’unité nationale commence déjà à se chanter.

photos de Mr le Préfet Gilles Christian Sadi
photos de Mr le Préfet du Nyong et So’o Gilles Christian Sadi

Mr le Préfet arrive et casse le code

À 20h pile, Mr le Préfet rejoint ses convives. Et honnêtement, même là, il surprend encore. Ce qui frappe immédiatement, c’est sa tenue décontractée, pas de mise en scène ultra-solennelle ni cette distance froide qu’on associe souvent aux hautes autorités administratives. Il arrive simplement, presque chill, comme quelqu’un venu partager un moment avec les siens.

prise de parole de l'évêque actuel du diocèse de Mbalmayo Mgr Joseph-Marie Ndi-Okalla à la soirée de célébration de l'unité à Mbalmayo
prise de parole de l’évêque actuel du diocèse de Mbalmayo Mgr Joseph-Marie Ndi-Okalla à la soirée de célébration de l’unité à Mbalmayo

Après le refrain de l’hymne national, les hostilités peuvent officiellement commencer avec le discours du Préfet, puis la prise de parole de l’homme de Dieu du diocèse qui livre un message puissant sur le vivre-ensemble et la cohésion sociale. Une prière plus tard, le buffet est ouvert et la soirée change encore de dimension.

quelques photos de prestations artistique à célébration de la fête l'unité à Mbalmayo
quelques photos de prestations artistique à célébration de la fête l’unité à Mbalmayo

Une salle, mille ambiances

Les artistes continuent de se succéder. Les troupes de danse de Mbalmayo prennent possession de la scène. Les Rigolards de Mbalmayo font leur entrée. Les musiciens viennent d’horizons différents. Les styles se mélangent, les générations aussi. Et au fond, toute la soirée ressemble à une version vivante du thème du 20 Mai. L’unité nationale jusqu’au bout.

l'arrivée de Rigobert Song à la soirée organisée par Mr le Préfet dans sa résidence à Mbalmayo
l’arrivée de Rigobert Song à la soirée organisée par Mr le Préfet dans sa résidence à Mbalmayo

Puis, arrive la surprise de la soirée avec Rigobert Song, notre capitaine courage. Et là, la salle explose. Les cris montent immédiatement, les téléphones sortent et les sourires aussi. Pendant quelques minutes, tout le monde redevient un peu enfant. Mais même cette arrivée-là semble cohérente avec l’esprit de la soirée : populaire, spontanée, sans lourdeur.

Petit Pays en concert lors de la soirée organisée par le Préfet de Mbalmayo
Petit Pays en concert lors de la soirée organisée par le Préfet du Nyong et So’o

Petit Pays ne chante pas, il partage

Et puis vient le moment de Petit Pays. Mais ce qui se passe à ce moment-là dépasse largement le cadre d’un simple concert. C’était du partage, de la joie brute, de la proximité, une ambiance sans protocole. Les billets pleuvent, les gens chantent, les tables vibrent, les générations se mélangent, les autorités chantent avec la foule et la foule chante avec les artistes.

quelques images de la soirée organisée par Mr le Préfet du Nyong et So'o
quelques images de la soirée organisée par Mr le Préfet du Nyong et So’o

Et pendant quelques heures, les différences sociales semblent avoir disparu. C’est probablement ça qui m’a le plus marquée durant cette soirée : cette sensation de liberté. Je me suis sentie chez moi, libre. Et honnêtement, cette soirée a confirmé quelque chose que je ressentais déjà depuis mon arrivée à Mbalmayo : cette ville a une manière particulière de faire vivre le collectif sans donner l’impression de le forcer. Comme si ici, le vivre-ensemble n’était pas un concept administratif, mais une ambiance.

Le 20 Mai à Mbalmayo ne s’est pas arrêté au défilé. Il s’est prolongé jusque dans la nuit, dans les chansons, les discussions, les danses et cette manière qu’avaient les gens d’occuper le même espace avec simplicité. Et finalement, peut-être que la plus grande réussite de cette soirée est là : avoir réussi à transformer une réception officielle en moment profondément humain.

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